Announcing the results of the TWB French translation contest!

Thank you to everyone who participated in TWB’s first French translation contest! We had a wonderful turnout: 261 submissions from 173 translators! I am pleased to announce the winners, based on the reviews of our community members and our own in-house reviews:

  • Emma Cazabonne for the Literary category :open_book:
    Literary translation is a difficult field, and those who participated in this contest knows that this text presented plenty of challenges. Emma’s poetic translation received very high scores from both her peer reviewers and our in-house judges. You can read Emma’s translation, which comes from an excerpt of “High Tide in Tucson” by Barbara Kingsolver, here:

« Chaque matin, quand j’ouvre les yeux, j’espère découvrir un ruisseau qui traverse ma cour sous des érables à grandes feuilles, et entendre ma mère siffloter dans la cuisine. Sur fond de hurlement des coyotes, j’essaie de percevoir le chant des sturnelles. Jaillit parfois en moi le douloureux désir de me sentir bercée comme dans mon enfance, aux profondeurs des liens du sang et des fouineurs. Le filet de sécurité de la famille élargie me manquait énormément, surtout au temps où j’étais mère sans partenaire.
Dans une ville de cinq cent mille habitants, je persiste à épier tous les visages, anticipant de reconnaître quelqu’un, car j’ai grandi dans une ville où chaque visage signifiait quelque chose pour moi. J’ai du mal à me rappeler de verrouiller les portes. La méfiance des étrangers, je l’ai apprise à mes dépens. Je venais d’arriver dans cette ville. Un après-midi où il faisait très chaud, j’ai invité un homme à entrer chez moi. Il semblait mourir de soif. Je lui ai rempli un verre à l’évier. Quand je me suis retournée, je me suis retrouvée face à une lame affilée contre le ventre. Donc je sais, je sais bien. Mais j’ai autant de mal à cultiver la suspicion qu’à faire pousser des tomates dans mon étrange jardin au sol sableux et frappé par la sécheresse. Non, aucun ruisseau ne traverse ma cour, mais je reste à l’aguet, attentive à la mélodie de marées secrètes, vivant comme dans un endroit antérieur : pas forcément le Kentucky, mais une terre accueillante et une famille humaine. Une forêt. Une espèce. »

  • Anne Vaudé for the Humanitarian category :heart_decoration:
    This translation received the highest score of the contest :clap:
    @Anne2 stayed true to the source text in her translation, which is exactly what humanitarian translators must do. Our text for the Humanitarian category came from an article published on TWB’s blog. You can read the original text here, and Anne’s translation below:

« S’il me fallait résumer ce que Traducteurs Sans Frontières a appris de l’intervention en réponse au cyclone Idai, ce serait que le soutien linguistique peut se révéler un outil d’importance pour une action humanitaire efficace et responsable. Mais ce ne sera le cas que s’il est fondé sur une approche plus large de l’engagement communautaire, et ce dès le départ. C’est une chose de lire des statistiques à propos de la diversité linguistique et du faible taux d’alphabétisation au Mozambique. C’est tout autre chose que de passer un moment avec un groupe de survivants du cyclone à Beira et de se l’entendre dire : d’apprendre d’une personne après l’autre qu’elles sont incapables de communiquer dans une langue qui leur soit compréhensible avec les travailleurs humanitaires.
C’est ce que l’équipe d’évaluation de TSF et moi-même avons entendu il y a quelques semaines, au cours d’une courte évaluation linguistique sur quatre sites d’hébergement temporaire. Nous avons constaté que bien des gens ne comprenaient pas les principales langues et formats utilisés par les organisations humanitaires. Ils ont exprimé leur frustration quant à leurs difficultés d’accès aux informations concernant l’aide disponible. A la suite d’une des pires catastrophes en Afrique australe depuis des décennies, nous avons appris que la communication humanitaire échoue en grande partie parce qu’elle n’est pas dans la langue adéquate.
Aujourd’hui, depuis le confort de mon domicile, je pense à ce que cela signifie. D’une certaine façon, cela montre que les acteurs humanitaires ne sont toujours pas en mesure d’être à la hauteur de leur engagement de « n’oublier personne » et de « faire des individus une priorité ». Ça ne surprendra surement pas grand-monde, mais cela me taraude lorsque je pense à l’impact des services de soutien linguistique de TSF lors de l’intervention en réponse au cyclone Idai. »

In recognition of their winning translations, they will receive a TWB certificate, be featured in the TWB blog and our social media pages, and become Kató Verified translators.

Congratulations to these outstanding translators! :star2:

We also would like to recognize the submissions of ten other translators, who received particularly high scores in the contest. We will award the following translators a TWB Honorable Mention certificate: :medal_sports:

  • Laura Barthélémy for the Literary category
  • Marina Bonzi for the Humanitarian category
  • @Youcef Chebani for the Literary category
  • @Howard Fotie for the Humanitarian category
  • @Baraka Franck for the Literary category
  • Mary Heller for the Literary category
  • Sandrine Maufroy for the Literary category
  • @Raphael Parès for the Humanitarian category
  • Sarah Wauthier for the Humanitarian category
  • @MarieWouters Wouters for the Humanitarian category

In addition, the randomly selected winner of our prize draw for 50 USD is Anne-Marie Luigi. Congratulations, @Anne-Marie!

Finally, thank you to everyone who participated and helped make this contest a success! It is because of all of you that initiatives like this—and TWB as a whole—are able to thrive, and we are very grateful! :sparkles:

If you participated in the contest, let us know in the comments what you thought! We hope to continue with initiatives like this in the future, and would love to hear from the community what went well or what could be improved. :tulip:

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Congratulations to the winners!

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